Lundi 10 Septembre, à 6h30
" DRIIIIING !
-Noooooooon !
Je veux pas me lever. Pas Aujourd'hui. Comme tous les jours, en fait.
Non, franchement là c'est mort. Je dis toujours ça, mais là, c'est vrai. Je ne me lèverais pas !
Lundi 10 Septembre, à 7h00
" Linaaa ! Cria ma mère en bas des escalier. Ton bus arrive dans 10 minutes !
- M'en fous. Je reste au lit !
- Alina... TU TE LEVES TOUT DE SUITE !
- Rôôôlala... Quelle chieuse !
- QU'EST CE QUE J'AI ENTENDU ? !
Que je t'adorais maman ! "
Je sortis dans le froid. Enfin en dehors de mon petit lit douillet. J'enfilai mes vêtements et, toujours la tête dans le cul et le cul dans le brouillard*, je descendis les escaliers. Mon chat s'était installé sur la deuxième marche. Celui-ci a un physique très spécial : il est bien plus grand que les autres et a une queue deux fois plus longue que la moyenne. C'est pour ça que ma mère a eu la stupide idée de l'appelé Bigtell... De plus, il est très bruyant, et, s'il y a une chose qu'il déteste plus que tout, c'est quand je lui marche sur la queue. Or, c'est ce que je venais de faire, puisque je ne l'avais repairer qu'après la lui avoir écrabouillé. Ca fit un son que j'écrirai : « MIAAAAAAAAAAAAAAAAAIA ! ! ». Ce qui me réveilla pour de bon.
« Lina ! fais attention ou tu marches, bon sang ! s'exaspéra ma mère.
- Pourquoi est ce qu'il se met toujours dans les escalier, ce crétin !
- Arrête de crier, et viens manger. Continua-t-elle d'un ton serein.
- Pas le temps ! Je vais être en retard. Je vais me laver et je file »
Lundi 10 Septembre à 7h15
Je pris mon car, bien lavée et bourrée de parfum. Et inutile de préciser avec rien dans le ventre. C'est ce que j'appelle la fraîche attitude !
Me voici à mon 5ème jour de classe après ma rentrée en 3ème. Je ne connais pas encore tous ceux de ma classe : Je suis arrivée dans ce collège en 4ème, et il est immense !
Je vais avoir mon premier cours de technologie et de SVT aujourd'hui. Mais ce n'est pas pour ça que je ne voulais pas aller au collège...
Angelo. Un mois que je sors avec lui, et une semaine que je ne peux plus le supporter. Il me colle il me drague et il me fait chier.
En plus il est mignon (je ne sors pas avec des moches moi) il pourrait se taper d'autres filles, mais il ne voit que moi !
Aujourd'hui je lui dis en face. Marre. Tant pis si je le blesse.
J'arrivai au bahut. Cynthia-la-pétasse était devant la porte entrain de « discuter » avec MON petit copain (parce que je n'avais pas encore cassé ! Non mais !). Cynthia est une peste que je ne peux pas voir. Et elle était entrain de draguer Angelo !
La pouf me vit approcher et fit tout pour qu'Angelo ne s'aperçoive pas de ma présence. Ce blaireau la regardait en rougissant. Et il ne fit rien quand elle s'approcha à trois centimètre de lui. Non plus quand elle lui pris la main !
Cette débile jeta un regard dans ma direction, pour bien voir que je la regardais. Elle devait penser : « elle va partir en chialant et Angelo va la voir, mais il s'en foutra, et il sera à moi ! »
Mais en vérité je pensais « Je la plains, j'éprouve PRESQUE de la pitié pour elle... Je me demande si elle va réussir à le supporter aussi longtemps que moi ! »
Mais je voulais de l'action aujourd'hui. Je ne mettais pas levée pour rien ! Je courus vers eux en faisant mine d'être la plus blessée du monde :
« Vous vous amusez bien, les amoureux ? m'exclamai-je en retenant quelques fausses larmes.
- Ah mais heu... qui que tura conte ? Bégaya-t-il (je vous traduis : « Hein ? Mais qu'est ce que tu racontes ? »)
- Oh ! Désolé... je suppose que vous vous tenez la main pour vous dire bonjour et que vous êtes à 5 millimètres de l'un et de l'autre pour vous faire la bise ?
- Heu...il sembla réfléchir (le pauvre, c'est vrai qu'avant je ne l'avais jamais confronté à une phrase si longue)
- Oui ! Ca te gêne ? Tu es triste ? Angelo est trop beau pour toi ! s'écria la vieille pimbêche aux oreilles fumantes.
- N...non murmura Angelo, décidé, en se retournant vers Cynthia. Tu...tu m'as dragué et je...j'en est rien à faire de toi !
- Tu t'enfonces, mon minou d'amour ! ricanai-je, sans parvenir à cacher mon exaltation.
- Pitié pardonne moi ! Supplia-t-il
- Je vois pas pourquoi, mon ange.
- Parce que je t'aime. fit-il sur le même ton qu'aurais utilisé Roméo
- Tu perds ton temps, vas avec la peste, mon c½ur. répliquai-je sur le même ton qu'aurais utilisé un maître demande à son chien de retourner à la niche.
- Mais...
- Y'a pas intérêt ! s'écria la niche concernée, vexée parce que le toutou voulait rester avec son ancienne maîtresse.
- Ah ? Eh bien, Angelo, tu seras célibataire, pour une fois !
-Non ! Lina ! Mon c½ur !
-Mon c½ur, il te dit que ça fait plus d'une semaine qu'il ne t'aime plus ! »
Au bon moment, Sophie arriva :
« Je vous dérange, les amoureux ? dit-elle joyeusement à Angelo et moi.
- C'est environ ce que je leur est dis !
- Co...comment ça ? Je parlais de toi et Angelo !
- Et bien moi je te parle de ce pot de colle et de cette peste.
- Pot de colle ? marmonna Angelo plus pour lui même . C'est qu'il commençait à comprendre cet abruti !
- Ah ? Bon ça va sonner, tu viens Lina ?
- Avec joie !
- Tu me raconteras, d'accord ? demanda Sophie, parce que je n'ai pas tout compris.
- Lina, ma chérie, ne me laisse pas !
- Ta chérie elle t'emmerde.
- Je t'aime ! Ne... »
Clac ! Je ferme la porte pour ne plus entendre ses déclarations éc½urantes.
« Bon, je sais que tu ne l'aimes pas énormément mais...
- Mais il était près à embrasser cette...cette horrible bestiole !
- Cynthia ?
- Ne la monte pas en trop haute estime !
- Je...
DRINNNNNG
- Je voulais juste te dire qu'il y a UN nouveau de dernière minute dans la classe continua Sophie avec un sourire malicieux.